
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le chef du parti Habayit Hayehudi se sont rencontrés pour tenter de trouver un accord en vue de la coalition. Le leader du parti Israël Beitenou, Lieberman, était présent à cette réunion, décrite comme « productive ».
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président de Habayit Hayehudi, Naftali Bennett, se sont rencontrés dimanche afin de promouvoir la coalition.
La réunion, qui s’est tenue après les échanges verbaux de samedi concernant le blocage des négociations politiques, a été décrit par les deux partis comme étant « bonne et productive ».
Le président du parti Israël Beitenou, Avigdor Lieberman, a assisté à la première partie de la réunion, avant de laisser Netanyahou et Bennett discuter en privé.
Samedi, après que Benyamin Netanyahou a obtenu une prolongation de 14 jours par le Président Shimon Peres afin de former son gouvernement, le Premier ministre a déclaré que les retards dans les négociations de la coalition ont résulté de ce que « certains partis boycottent les autres ».
La critique à peine déguisée de Netanyahou semblait bien sûr viser Naftali Bennett et Yair Lapid, dont le pacte politique ferme et fort de 31 sièges à la Knesset, avait contraint le Premier ministre à les favoriser en tant que partenaires de la coalition, en défaveur des partis ultra-orthodoxes.
L’alliance entre Lapid et Bennett a en effet conduit le Premier ministre Benyamin Netanyahou à expliquer au parti religieux orthodoxe sépharade Shas – dirigé par Eli Yishai, Aryeh Deri et Ariel Atias – que ses mains étaient liées.
Netanyahou leur a confié que, malgré son désir de les voir tous les trois au sein de sa coalition, la tâche est rendue difficile par les complications politiques.
Lesdites complications sont causées par les partis Habayit Hayehudi de Naftali Bennett et Yesh Atid de Yair Lapid, qui refusent de siéger au gouvernement avec les partis ultra-orthodoxes, en raison de leurs exigences relatives à la répartition égale de la charge sociale.
Netanyahou a malgré tout promis qu’il continuera de faire pression, au cours des prochains jours, pour l’inclusion de Shas dans le nouveau gouvernement.
Le président de Yesh Atid reste catégorique : il ne veut pas se joindre à une coalition qui comprendrait les parties ultra-orthodoxes : « Ce ne serait pas une tragédie si les haredim siégeaient dans l’opposition lors du prochain mandat », a-t-il déclaré samedi.
La présidente du parti travailliste, Shelly Yachimovich, a par exemple annoncé que son parti était déterminé à siéger dans l’opposition, suite à une réunion avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou dans la soirée de mardi dernier.
Bennett a quant à lui balayé les critiques de Netanyahou sur sa page Facebook, en écrivant que l’équipe de négociation du Likoud-Beitenou était responsable des divisions dans les négociations de coalition.
« Nous nous attendions à être le premier et le plus naturel partenaire à entrer dans le gouvernement de Netanyahou. Nous avons recommandé qu’il soit chargé de former le gouvernement sans conditions préalables. Le Likoud, cependant, nous a envoyé un message clair ; ‘Il n’y a aucune possibilité que le sionisme religion fasse partie du gouvernement’ », a-t-il affirmé.
Dimanche, cependant, Bennett et Netanyahou semblaient être prêts à faire avancer les négociations. Selon les deux hommes politiques, ils se rencontreront de nouveau dans les prochains jours.
Sarah Lalou
