Les résultats obtenus par l’Institut de médecine légale Abou Kabir révèlent que la mort du prisonnier terroriste Maisara Abou Hamdiyeh est due à un cancer, avec des métastases présentes dans tout le corps.
Une tumeur maligne localisée dans les cordes vocales, avec des métastases dans les poumons, le cou, la poitrine, le foie, la colonne vertébrale et les côtes. Voici ce qu’a révélé l’autopsie pratiquée mercredi sur le corps du terroriste palestinien Maisara Abou Hamdiyeh, décédé mardi au centre médical Soroka de Beersheba.
Conformément aux conclusions de l’autopsie, réalisée à l’Institut médico-légal d’Abou Kabir, le ministère de la Santé a indiqué que les résultats révèlent un décès dû à des complications de son cancer, et qu’il n’y avait aucune preuve d’ecchymoses.
À la fin de l’autopsie d’Abou Hamdiyeh, son corps a été transféré à l’institut médico-légal d’Abou Dis, dans lequel un examen complémentaire sera effectué par les pathologistes palestiniens et internationaux.
Le corps sera enfin transféré à l’hôpital d’Hébron, où les funérailles d’Abou Hamdiyeh auront lieu jeudi.
Dès le jour de sa mort, mardi, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a accusé le gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahou d’être responsable de la mort du prisonnier en phase terminale.
« La présidence palestinienne tient le gouvernement de Netanyahou pour responsable du martyre du prisonnier Maisara Abou Hamdiyeh aujourd’hui, dans les prisons de l’occupation israélienne », a déclaré le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, dans un communiqué.
Le ministre des Prisonniers de l’Autorité palestinienne, Qaraqe Issa, a quant à lui accusé Israël de négligence médicale, et a exigé une enquête internationale sur la mort d’Abou Hamdiyeh.
Qaraqe décrit sa mort comme un « crime odieux et dangereux qui a été délibérément commis à la suite de négligence médicale ».
Abou Hamdiyeh était un membre du Hamas âgé de 64 ans, qui a recruté le terroriste préparant un attentat dans un café de Jérusalem en 2002. Cette même année, il a été condamné à la prison à perpétuité après avoir été reconnu coupable de tentative de meurtre, d’appartenance à une organisation terroriste et de détention d’armes.
Juste après sa mort, des prisonniers palestiniens se sont révoltés dans un certain nombre de prisons israéliennes, dont Ramon, Ketziot, Eshel et Nafha. Ils ont frappé aux portes des cellules et jeté des objets. Une grande majorité d’entre eux a également refusé les trois repas servis de la journée.
En réponse, le service pénitentiaire israélien a envoyé des gardes supplémentaires pour maintenir le calme.
En outre, des dizaines de Palestiniens ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de Tsahal dans la ville d’Hébron.
Un mouvement salafiste a déjà tiré cinq roquettes sur Israël depuis hier.
Le prisonnier Maisara Abou Hamdiyeh avait apparemment été diagnostiqué cancéreux en février, et était sous la surveillance médicale des spécialistes de l’hôpital.
Après avoir été diagnostiqué en phase terminale il y a une semaine, une demande de libération anticipée avait été déposée, en raison de son état de santé.
Le membre arabe de la Knesset Ahmed Tibi, qui était pourtant au courant de la demande de libération anticipée pour Abou Hamdiyeh, a déclaré que le gouvernement porte la responsabilité « légale et morale de sa mort ».
Sarah Lalou