Alors que selon un confident du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, Israël a refusé de confirmer l’attaque contre la Syrie, le ministre syrien de l’Information Omran al-Zoabi a déclaré à Damas que les frappes israéliennes sur la Syrie ont rendu la région du Moyen-Orient « plus dangereuse », accusant Israël n’entretenir des liens avec les forces rebelles et leurs « cellules terroristes ».
« L’ennemi israélien a entamé une agression grave contre la Syrie et utilisé des missiles pour bombarder des installations militaires, en violation de toutes les lois internationales », a déclaré Omran al-Zoab, pointant du doigt les frappes aériennes qui ont visé trois cibles à la périphérie de Damas, plus tôt aujourd’hui.
« Cette agression ouvre la porte à toutes les options », a menacé le ministre.
Zoabi n’a pas présenté de plan d’action concret, mais il a dit qu’il était du devoir de Damas de protéger l’Etat de toute « attaque intérieure ou étrangère, par tous les moyens disponibles ».
Le ministre a affirmé que cette attaque est la preuve des liens d’Israël avec les forces rebelles qui tentent de renverser le régime du président Bachar al-Assad, y compris avec Al-Qaïda : « Cette agression a démontré la connexion entre les cellules terroristes impies et l’ennemi israélien », selon le ministre syrien de l’Information Omran al-Zoabi.
« Nous n’allons pas accepter une violation de notre souveraineté et de notre sécurité ».
Le ministre a déclaré que la Syrie n’abandonnera jamais la voie de la « résistance » – terme arabe désignant la lutte armée contre Israël. La Syrie ne sera pas le bouc-émissaire, et n’est pas faible. Quiconque pense cela est dans l’erreur et le délire », a-t-il dit.
Prenant en compte la montée soudaine de la tension dans la région, l’armée israélienne a ordonné la fermeture de l’espace civil aérien du pays dans la région nord, jusqu’à jeudi. La compagnie aérienne israélienne Arkia a publié un communiqué informant de l’annulation de tous les vols intérieurs entre Haïfa et Eilat.
Israël a également levé son niveau d’alerte par crainte d’éventuelles représailles par le régime d’Assad, déployant entre autres, deux batteries de défense anti-missiles Dôme de Fer, près des villes de Haïfa et Safed.
Le réseau libanais Al-Mayadeen, affilié au groupe terroriste Hezbollah, a déclaré que le groupe chiite et la Syrie ont pris la décision d’exercer des représailles contre Israël. Selon un rapport, toutefois non confirmé, de ce réseau, la Syrie aurait déjà déployé des missiles pointés sur Israël.
Levice-ministre des Affaires étrangères syrien, Faisal Mekdad, a déclaré aujourd’hui que l’attaque représentait une « déclaration de guerre » par Israël.
Le ministère des Affaires étrangères syrien a quant à lui adressé une lettre à l’ONU et son Conseil de sécurité, affirmant que « l’agression israélienne » a tué et blessé plusieurs personnes et « provoqué des destructions massives », dans le but « d’apporter un soutien militaire direct aux groupes terroristes » luttant contre le gouvernement.
L’Egypte et la Ligue arabe ont également condamné dimanche les frappes aériennes israéliennes, qu’ils décrivent comme une « violation dangereuse de la souveraineté d’un Etat arabe ».
Sarah Lalou