Archives pour la catégorie Diplomatie

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Sondage américain : le soutien à Israël à son plus haut niveau

Alors que le Président américain Barack Obama se prépare à une visite officielle en Israël et dans les territoires de l’Autorité palestinienne la semaine prochaine – son premier voyage dans la région en tant que Président – les Américains montrent une sympathie accrue pour les Israéliens : 64% d’entre eux sont en faveur d’Israël, contre 12% en faveur des Palestiniens.

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Un ministre syrien prêt à parler avec l’opposition armée

C’est la première fois que le gouvernement propose des négociations directes aux forces insurgées, qualifiées de longue date de terroristes.
Un dirigeant de la Coalition nationale syrienne (CNS), le principal mouvement d’opposition, a rappelé pour sa part qu’aucune discussion ne pouvait avoir lieu tant que le président Bachar al Assad et sa garde rapprochée n’auront pas renoncé au pouvoir.
En janvier, Assad assurait pour sa part qu’aucun dialogue n’était possible avec les "traîtres" ou les "fantoches de l’Occident".

Le médiateur international Lakhdar Brahimi a proposé dimanche que des pourparlers s’engagent dans des locaux des Nations unies entre "une délégation acceptable" du régime syrien et les insurgés.
Les autorités syriennes n’ont transmis aucune réponse officielle à plusieurs offres de pourparlers faites par la CNS.
La semaine dernière, Ali Haidar déclarait que le régime du président Bachar al Assad n’avait reçu aucune invitation à participer à des pourparlers.
"Nous, le gouvernement et moi-même, rencontrerons sans exception les organisations de l’opposition syrienne en Syrie comme à l’étranger", a-t-il dit lundi devant le parlement de Damas.

 LA CNS EXIGE AVANT TOUT DIALOGUE LE DÉPART D’ASSAD

"Le président a déclaré qu’il essaierait avec tous ceux qui nous sont hostiles politiquement. Y compris ceux qui sont armés – nous devons essayer avec eux", a-t-il dit sans donner davantage de précisions.
"En ce qui concerne des négociations, la porte est ouverte", a ajouté Haidar, qui n’appartient pas au premier cercle des dirigeants de l’entourage d’Assad.

En visite à Stockholm, Georges Sabra, vice-président de la CNS, a rappelé que l’opposition syrienne excluait tout dialogue tant qu’Assad et ses proches seraient au pouvoir.
"La ligne (de la CNS) stipule qu’il ne peut y avoir aucune discussion, formelle ou informelle, avec le régime syrien si Bachar al Assad et son équipe sont toujours au pouvoir", a-t-il dit lors d’une conférence de presse dans la capitale suédoise.
"Ils doivent quitter le pouvoir. Alors nous pourrons ouvrir le dialogue avec les autres, ceux qui n’ont pas donné l’ordre de tuer des gens et de saccager le pays."

Selon le journal libanais Al Safir, le président Assad ne doute pas de sa victoire, même si cela doit prendre du temps.
"Même si nous sommes convaincus de notre victoire et rassurés par ce qui a été réalisé militairement et politiquement, cela ne veut pas dire que tout est réglé", a-t-il dit récemment à des visiteurs, rapporte Al Safir.
"Il y a encore beaucoup de travail devant nous, sur le plan politique comme dans la lutte contre les groupes terroristes", a ajouté le président syrien

GIN avec Reuters

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Obama : Nous allons rester inébranlablement aux côtés d’Israël

 Le discours annuel est l’un des plus grands événements à Washington. Il est diffusé en soirée pendant les heures de grande écoute, par les plus grands réseaux de télévision. Sont présents les fonctionnaires les plus puissants de Washington – les législateurs, les juges de la Cour suprême, les chefs militaires et les membres du Cabinet – et des millions d’Américains assistent depuis chez eux au rendez-vous présidentiel.
 
La crise économique était au cœur du discours sur l’état de l’Union du président américain Barack Obama, qu’il a prononcé devant une session conjointe des deux chambres du Congrès, mardi. Il a également déclaré à propos de la situation au Moyen-Orient : « Nous allons rester inébranlablement aux côtés d’Israël dans la recherche de la sécurité et d’une paix durable ». Obama a également promis de faire face à la menace iranienne, en annonçant : « Nous ferons ce qui est nécessaire pour les empêcher d’avoir accès à l’arme nucléaire ».
 
Ses remarques ont reçu une « standing ovation » à fois des représentants démocrates et républicains.
 
La politique étrangère a reçu moins d’attention, mais le discours est intervenu quelques heures seulement après que la Corée du Nord a fait exploser un engin nucléaire. Obama a évoqué les « provocations », et la nécessité de « prendre des mesures fermes en réponse à ces menaces ».
 
Il a mis en garde les dirigeants iraniens en leur exhortant de reconnaître que le moment est venu pour une solution diplomatique, car une coalition s’est alliée afin d’exiger qu’ils respectent leurs obligations.
 
« Dans le même temps, nous allons associer la Russie à l’objectif de réduction de l’arsenal nucléaire, et pousser ce pays à poursuivre l’effort mondial visant à sécuriser les matières nucléaires qui pourraient tomber entre de mauvaises mains – car notre capacité à influencer les autres dépend de notre volonté de guider ».
 
Obama a promis de rester impliqué dans les enjeux mondiaux.
 
« Concernant la défense de la liberté, nous resterons le point d’ancrage de solides alliances unissant les pays et traversant l’Amérique vers l’Afrique, l’Europe vers l’Asie. Au Moyen-Orient, nous nous tiendrons aux côtés des citoyens s’ils exigent leurs droits universels, et soutiendrons les transitions vers la Démocratie ».
 
« Le processus sera désordonné, et nous ne pouvons pas prétendre prédire le cours des changements dans les pays comme l’Egypte, mais nous pouvons – et devront – insister sur le respect des droits fondamentaux de tous les peuples ».
 
Il a enfin abordé sa prochaine visite au Moyen-Orient, déclarant : « Nous allons maintenir la pression sur le régime syrien qui a assassiné son propre peuple et soutiendrons les dirigeants de l’opposition qui respectent les droits de tous les Syriens. Et nous allons rester inébranlablementaux côtés d’Israël dans la recherche de la sécurité et d’une paix durable. Tels sont les messages que je livrerai quand je serai en visite au Moyen-Orient, le mois prochain ».
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Attentat anti-israélien du Hezbollah en Bulgarie : l’UE réfléchit à une réponse

 Les autorités de Sofia ont divulgué les résultats d’une enquête longue de six mois concernant l’attentat suicide qui a fait cinq morts israéliens. Selon le ministre de l’Intérieur bulgare, deux individus ayant des liens avec le Hezbollah libanais ont été impliqués dans l’attentat à la bombe de Burgas. Selon lui, deux des trois personnes impliquées dans l’attaque avaient des passeports australiens et canadiens.
 
Après que cette preuve bulgare, montrant que le Hezbollah était derrière l’attaque de Burgas, ait été avancée, le numéro deux de l’organisation terroriste, Naim Qassem, a déclaré mercredi qu’« Israël mène une campagne internationale de lutte contre la résistance libanaise et palestinienne ».
 
Qassem a continué en annonçant qu’Israël veut détourner l’attention internationale de « l’agression israélienne et de l’occupation, afin que le monde ne voit pas que le vrai problème est Israël ».
 
Selon Qassem, Israël vise également à être accepté parmi les Nations du monde, à exercer une pression internationale sur la résistance et à « impliquer les forces étrangères à se tenir à ses côtés, pour être aidé dans la lutte contre la résistance ».
 
Le Chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré qu’Israël s’est tourné vers des stratégies de la peur après son échec dans la lutte contre la « résistance » par des moyens militaires. Il a souligné que « la résistance est forte et va continuer », ajoutant que les allégations de preuve bulgare « ne changeront rien aux faits ».
 
Dans le même temps, le député libanais et membre du Hezbollah a commenté l’affirmation de la Bulgarie selon laquelle le Hezbollah était derrière l’attentat, et a dit que cela faisait partie d’un plan israélo-américain contre le Liban : « Il y a une possibilité selon laquelle Israël était derrière l’attaque », a-t-il dit. « Si le Hezbollah avait voulu réagir à l’assassinat d’Imad Moughnieh, il aurait perpétré une plus grosse attaque », a fini Kanso.
 
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a réagi en déclarant que le Hezbollah et l’Iran jouent la tactique de la terreur mondiale. Il s’est également entretenu ce soir avec le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, et l’a remercié pour l’« enquête approfondie et professionnelle » du gouvernement de Burgas. « Les résultats de l’enquête sont clairs et montrent que le Hezbollah est directement responsable », a dit Netanyahou à Borissov. Netanyahou a, à plusieurs reprises, exprimé la nécessité que le résultat de l’enquête intensifie la pression sur l’UE afin qu’elle prenne des mesures contre le Hezbollah, et la considère comme une organisation terroriste. « J’espère que les Européens vont tirer les conclusions qui s’imposent quant à la vraie nature du Hezbollah, après l’attaque ignoble sur le sol européen contre un Etat membre de l’Union européenne », a dit Netanyahou.
 
Maintenant qu’un lien a été mis en évidence avec l’attaque sur le territoire de l’UE, les conclusions de l’enquête bulgare peuvent en effet amener l’Union européenne à mettre sur la liste noire des organisations terroristes le Hezbollah soutenu par l’Iran.
 
La France va déjà engager des pourparlers avec ses partenaires européens en vue de sanctionner le Hezbollah : « Nous avons bien pris note des déclarations du ministre de l’Intérieur bulgare et nous en tirerons les conséquences, en coordination avec nos partenaires européens", a déclaré mercredi le porte-parole du Quai d’Orsay.
 
Le Porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a de son côté déclaré que « si les autorités ont trouvé des preuves de l’implication du Hezbollah dans l’attaque de Burgas, l’organisation devra être responsable des conséquences ».
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Ehud Barak : le raid en Syrie montre la détermination d’Israël

Les autorités israéliennes n’ont fait aucun commentaire au sujet de ce raid mené mercredi, qui, selon la Syrie, a frappé un centre de recherche militaire au nord-ouest de Damas.

"Je ne peux rien ajouter de plus à ce que vous avez lu dans les journaux au sujet de ce qui s’est passé en Syrie il y a quelques jours", a déclaré Ehud Barak lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité.

"Mais je ne cesse de répéter en toute franchise quelle est notre position et c’est une preuve supplémentaire que lorsque nous disons quelque chose, ce ne sont pas des paroles en l’air. Nous disons que nous ne jugeons pas possible d’autoriser l’acheminement d’armes perfectionnées au Liban", a-t-il ajouté.

Selon des diplomates, des rebelles syriens et des sources proches des services de sécurité de la région, l’aviation israélienne a bombardé mercredi près de la frontière avec le Liban un convoi transportant apparemment des armes à destination du Hezbollah libanais.

La Syrie dément cette version et assure que la cible du bombardement a été le complexe militaire de Jamraya, en périphérie de Damas, à 13 km de la frontière.

UN MÊME INCIDENT

Des diplomates et des sources proches des services de sécurité pensent que ces versions contradictoires portent en fait sur le même incident, étant donné la proximité de Jamraya avec la frontière et la présence de véhicules bombardés dans ce complexe militaire.

La télévision d’Etat syrienne a pour la première fois diffusé des images de cette base militaire. Elles montrent des bâtiments et plusieurs véhicules, manifestement capables de transporter des missiles, fortement endommagés. Au moins un véhicule était équipé de ce qui semble être un radar.

On peut aussi voir des voitures et des camions calcinés ainsi que l’intérieur dévasté d’un bureau. Sur l’un de ces camions, un trou béant est visible sur le toit de la cabine du chauffeur.

Damas a protesté auprès des Nations unies après ce bombardement.

Dans sa première réaction publique à ce raid, le président syrien Bachar al Assad, confronté depuis mars 2011 à un soulèvement interne, a accusé dimanche Israël de chercher à déstabiliser la Syrie et il a assuré que son pays saurait faire face aux "menaces actuelles (…) et à l’agression".

(GIN avec REUTERS)

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Dernier avertissement de Clinton sur la Syrie

 La secrétaire d’État a émis un avertissement jeudi au sujet de la guerre civile en Syrie, accusant l’Iran de jouer un rôle toujours plus important, qui augmente le danger d’un conflit étendu à toute la région, incluant Israël et les autres pays voisins.
 
« J’ai fait tout ce qui était possible de faire », a déclaré Mme Clinton, jeudi, lors d’une table-ronde organisée avec des journalistes, à la veille de son dernier jour en tant que secrétaire d’Etat. Le conflit « est affligeant sur tous les fronts », a dit Clinton.
 
Elle a d’abord pointé du doigt l’Iran, l’accusant d’envoyer de plus en plus de matériel militaire au régime du président Bachar al-Assad, afin de l’aider à vaincre les rebelles. Elle a ensuite évoqué son mandataire libanais, le Hezbollah, qui joue également un rôle significatif dans le conflit. « Les Iraniens sont tous du côté d’Assad, il y a très peu de place pour l’instauration d’un dialogue avec eux », a-t-elle continué.
 
Clinton a en outre critiqué les positions de la Russie, qui a entravé ses efforts visant à sanctionner le régime syrien au Conseil de sécurité de l’ONU. Washington et Moscou ont construit un dialogue tripartite avec l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, M. Lakhdar Brahimi, mais Mme Clinton a déclaré que les Russes fournissaient en même temps une aide financière et du matériel militaire à Assad.
 
« Les Russes ne sont pas des spectateurs passifs dans leur soutien à Assad. Ils ont été beaucoup plus actifs », a-t-elle affirmé aux journalistes. « Mais peut-être qu’ils vont changer, qu’ils seront plus ouverts à une solution internationale parce qu’ils ne peuvent pas regarder ce qui se passe sans comprendre que c’est extrêmement dangereux pour l’intérêt de tous, y compris le leur », espère-t-elle.
 
Clinton a souligné qu’elle n’a en aucun cas fourni des armes aux rebelles syriens, ou est intervenue militairement pour mettre fin au conflit. Les États-Unis craignent en effet que si les groupes extrémistes parviennent à se procurer des armes dangereuses, ils seraient susceptibles de les utiliser contre des intérêts américains ou israéliens.
 
Elle a souligné qu’une solution politique était nécessaire, et défendu le Chef de l’opposition syrienne, qui a suggéré en début de semaine qu’il serait prêt à négocier avec les membres du régime d’Assad. L’appel a provoqué un tollé de la part des rebelles, qui insistent pour qu’Assad soit le premier à parler de négociations.
 
Elle a enfin exhorté son successeur Please Identifier or Enregistrer to see the link. à persévérer dans les efforts de l’Organisation des Nations Unies, à « rendre plus crédible l’opposition », et à mettre en place des mesures internationales fortes pour mettre fin à la guerre.
 
Hillary Clinton a résumé son action en quelques mots : « Je pense que j’ai fait ce qui était possible de faire au cours des deux dernières années, en essayant de créer ou d’aider l’opposition ».
 
«Nous nous sommes engagés à essayer de mettre sur pied une coalition et trouver un moyen d’obtenir par le Conseil de sécurité une base juridique internationale pour des mesures complémentaires pouvant être prises par de nombreux pays » a-t-elle conclu, évoquant son leitmotiv.
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Selon Damas, le raid israélien visait un site militaire

Deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans l’attaque du site de Jamraya, ajoute l’armée qui décrit l’installation comme un centre de recherche scientifique visant à "augmenter le niveau de résistance et d’autodéfense".

Dans un communiqué repris par la télévision publique syrienne, le commandement militaire ajoute que le bâtiment a été détruit et précise que les avions israéliens, qui volaient à basse altitude pour échapper à la surveillance des radars, sont entrés en Syrie et en sont repartis au niveau du mont Hermon.

L’annonce de l’armée syrienne a été démentie par la rébellion, qui a affirmé être à l’origine d’attaque au mortier contre le site de Jamraya.

Contactées dans la journée par Reuters, plusieurs sources régionales indiquaient que les avions israéliens avaient bombardé un camion acheminant vraisemblablement des armes au Hezbollah à la frontière entre la Syrie et le Liban.

"La cible était un camion transportant des armes et se dirigeant de Syrie vers le Liban", a dit un diplomate occidental en poste dans la région. Sa cargaison ne comprenait probablement pas d’armes chimiques, a-t-il ajouté.

 

AVERTISSEMENT

Une source au sein de la rébellion syrienne a déclaré que la frappe aérienne avait détruit à l’aube (04h30 GMT) un convoi sur une route montagneuse à environ cinq kilomètres au sud de la frontière sur l’autoroute Damas-Beyrouth. "Les camions transportaient des armes sophistiquées du régime à destination du Hezbollah", a ajouté ce rebelle.

Le raid mené par les avions de Tsahal fait suite à une série d’avertissements lancés par les autorités israéliennes, qui ont prévenu qu’elles étaient prêtes à agir pour éviter que la révolte en cours en Syrie n’ait pour conséquence la dissémination d’armes chimiques ou de roquettes sophistiquées entre les mains du Hezbollah libanais, allié du régime de Damas, ou d’autre organisations islamistes hostiles à l’Etat hébreu.

"Cet épisode se résume à un avertissement lancé par Israël à la Syrie et au Hezbollah pour qu’ils ne s’engagent pas dans un transfert d’armes sensibles", a commenté une source travaillant pour un service de sécurité régional. "Assad sait que sa survie dépend de ses capacités militaires et il ne peut vouloir que ces capacités soient neutralisées par Israël. Le message est donc: ce type de transports n’en vaut tout simplement pas la peine, ni pour lui, ni pour le Hezbollah."

Contactées par Reuters, des sources diplomatiques de trois pays différents ont déclaré qu’il était possible que le convoi ait été frappé alors qu’il se trouvait à proximité du centre de Jamraya, qui se trouve dans la bande de 25 km de large entre Damas et la frontière libanaise.

Ce site, d’une grande superficie, abriterait des installations dédiées à l’armement chimique, ont ajouté ces sources. Rien n’indique cependant que les camions transportaient des armes chimiques.

 

MUTISME ISRAÉLIEN

Mercredi, le gouvernement israélien a refusé de s’exprimer sur le bombardement. Aucun commentaire n’est venu des Etats-Unis, allié d’Israël, ou du Hezbollah. L’Iran, allié d’Assad et soutien du Hezbollah, n’a pas davantage réagi.

Le Liban a confirmé pour sa part que des avions de combat israéliens avaient survolé son territoire à plusieurs reprises entre mardi après-midi et mercredi matin.

Dimanche, le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom déclarait que l’Etat hébreu pourrait réagir militairement au moindre signe indiquant que la Syrie est en train de perdre le contrôle de l’arsenal d’armes chimiques qu’elle posséderait.

Si les chiites du Hezbollah ou les rebelles qui tentent de renverser Bachar al Assad venaient à s’emparer d’armes chimiques, ajoutait-il, "cela modifierait de manière spectaculaire les capacités de ces organisations".

De sources militaires israéliennes, on souligne que ces inquiétudes ne concernent pas seulement l’arsenal chimique syrien mais aussi les armes conventionnelles.

Interviewé mercredi par la radio israélienne, Silvan Shalom n’a pas dit si l’armée israélienne avait mené une opération sur le "front nord" mais a rappelé la menace que fait peser le conflit syrien sur toute la région. "Si les choses prennent une mauvaise direction, il faudra bien agir", a-t-il dit.

(GIN avec REUTERS)

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Obama félicite Netanyahou pour sa victoire électorale

La Maison blanche a fait savoir que le président américain s’engageait à collaborer étroitement avec Israël pour parvenir à la paix et la sécurité au Proche-Orient.

"Le président a indiqué que les Etats-Unis envisageaient avec plaisir de travailler avec le prochain gouvernement", déclare la Maison blanche dans un communiqué qui n’évoque pas les relations tendues entre les deux hommes.

"Il a également réitéré son engagement concernant les liens profonds et durables existant entre les Etats-Unis et Israël, et s’est engagé a travailler étroitement avec Israël sur notre projet commun pour la paix et la sécurité au Proche-Orient", ajoute l’exécutif américain.

L’alliance menée par Benjamin Netanyahu, qui rassemble sa formation, le Likoud, principal parti de droite, et les ultranationalistes d’Israël Beïtenou, n’a obtenu que 31 sièges sur les 120 que compte la Knesset, contre 42 dans la précédente législature.

Les tractations pour la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale s’annoncent longues et ardues en Israël, notamment avec le parti centriste Yesh Atid ("Un Avenir existe") de l’ancien journaliste-vedette de la télévision Yaïr Lapid, arrivé en deuxième position avec 19 députés.

GIN avec REUTERS

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Brahimi à Damas, l’opposition dénonce les « massacres »

L’émissaire spécial de l’Onu a rencontré le chef de l’Etat syrien pour la troisième fois depuis sa nomination en août, mais la situation sur le terrain s’est fortement dégradée et le diplomate algérien a dû rejoindre Damas par la route en provenance du Liban, aucun avion ne pouvant atterrir à l’aéroport de la capitale pour des raisons de sécurité.

Au lendemain d’une frappe aérienne sur une boulangerie d’Halfaya, dans la province de Hama, qui aurait fait au moins soixante morts, Lakhdar Brahimi a reconnu que "la situation en Syrie reste un motif d’inquiétude".

"Je lui ai parlé de ce que je voyais à l’étranger et des réunions que j’avais tenues avec des dirigeants de la région et d’ailleurs", a-t-il déclaré à la presse.

Le chef de la Coalition nationale syrienne (CNS), qui regroupe une grande partie des opposants à Assad, n’a pas commenté directement la venue de Brahimi à Damas mais il s’est indigné du "silence sur les massacres commis contre le peuple syrien".

"Le massacre d’Halfaya n’est pas seulement un massacre mais un message envoyé à la fois par ceux qui font partie du régime et ceux qui le soutiennent, et qui peut se résumer ainsi : ou vous mourez ou vous acceptez l’asservissement que nous vous imposerons", a écrit Mouaz Alkhatib sur sa page Facebook.

"Cet acte odieux est une nouvelle preuve de la sauvagerie du régime de Bachar al Assad, qui ne recule devant aucun moyen pour se maintenir au pouvoir", a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Dans la même province de Hama, dans le centre du pays, les rebelles ont dit avoir abattu lundi un chasseur de l’armée de l’air qui volait à basse altitude.

Compte tenu des restrictions imposées par le régime syrien au travail des médias, il n’a pas été possible de vérifier de source indépendante la destruction de cet avion.

GAZ TOXIQUE À HOMS ?

Les rebelles ont conquis ces dernières semaines plusieurs bases militaires à travers le pays. Les combats se déroulent désormais aux périphéries sud et est de Damas.

Le conflit, qui a débuté en mars 2011 par des manifestations pacifiques réprimées dans le sang avant de se transformer peu à peu en guerre civile, a fait plus de 44.000 morts selon les opposants.

Face à la progression des rebelles, les forces syriennes s’appuient sur leur aviation et leur puissance de feu supérieure. L’Otan et des responsables américains les accusent d’avoir tiré des missiles de type Scud contre l’insurrection.

Les puissances occidentales ont également mis en garde Damas contre l’utilisation d’armes chimiques, qui constitueraient le franchissement d’une ligne rouge susceptible de déclencher une intervention internationale, toujours repoussée jusqu’ici en raison du veto russe et chinois.

La Syrie a réaffirmé dimanche qu’elle n’utiliserait jamais son arsenal chimique. Des militants de l’opposition ont cependant affirmé quelques heures plus tard qu’une attaque au gaz toxique avait eu lieu à Homs (centre).

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ONG proche de l’opposition, a rassemblé des témoignages sur cet incident, selon lesquels six combattants rebelles auraient péri après avoir inhalé de la fumée sur la ligne de front, situé à l’intérieur même de la ville.

"De la fumée blanche sans odeur s’est répandue dans le secteur après des jets de grenades par les forces du régime", a déclaré l’OSDH. "Ceux qui ont inhalé ce gaz ont dit ressentir des vertiges et des maux de tête et certains ont eu des attaques."

L’OSDH a souhaité que le Comité international de la Croix-Rouge dépêche des experts dans la région. Un cas similaire d’attaque au gaz toxique annoncé par l’opposition avait été jugé faux par des experts militaires, mais aucun n’a fait de commentaire sur l’incident de Homs.