Les insurgés syriens qui retiennent en otages 21 observateurs philippins de l’Onu près du plateau du Golan, dans le sud de la Syrie, assurent qu’ils ne leur feront aucun mal mais réaffirment qu’ils ne seront libérés que si les forces du régime de Bachar al Assad se retirent du secteur, a déclaré jeudi un opposant syrien. Selon un porte-parole de la brigade des « Martyrs de Yarmouk » (insurgés), cité par Rami Abdelrahman, de l’OSDH, ces observateurs de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (UNDOF) sont retenus en tant qu’ »invités » dans le village de Djamla, à un kilomètre et demi de la ligne de cessez-le-feu avec Israël. A New York, le Conseil de sécurité de l’Onu a condamné la capture des casques bleus et exigé leur libération immédiate. Selon les Nations unies, les rebelles qui retiennent les casques bleus sont une trentaine. L’ONG Human Rights Watch (HRW) a précisé qu’elle enquêtait sur cette brigade des « Martyrs de Yarmouk », soupçonnée d’avoir récemment exécuté une dizaine de soldats gouvernementaux prisonniers. Des images de cette exécution, qui aurait eu lieu près de Djamla, ont été postées mardi sur internet.